• Les Cheyennes


    Leur véritable nom est Shyhela qui est devenu Cheyenne en anglais. Ceux-ci vivaient à l'Est des Plaines,  dans la région des grands lacs, ce qui explique qu'ils soient de langue algonquine, donc différente de celle des Sioux pourtant également peuple des plaines. Ils vivaient alors dans des wigwams, les longues maisons et ne connaissaient pas le bison. Sans cesse confrontés au Obijwas, Rees et Mandans, ils commencèrent par s'installer dans le Minnesota puis le long de la Cheyenne River dans le Nord Dakota. Puis ils se déplacèrent du côté des Blacks Hills dans le Sud Dakota. Mais lorsqu'ils acquirent des chevaux, vers 1760, ils devinrent nomades  C'est dans les plaines qu'ils se mirent à fabriquer des tipis et à suivre et chasser le bison.

    Leur territoire de chasse s'étendait de la rivière Platte jusqu'à l'Est du Montana. Plus au sud s'était installé un autre groupe qui se mit à chasser en Arkansas. D'où deux groupes parmi les Cheyennes (encore actuellement): ceux du Sud et ceux du Nord. Un jour  ils rencontrèrent une tribu indienne qui vivait non loin d'eux. Ils décidèrent de les combattre mais s'aperçurent qu'ils parlaient la même langue alors ils firent la paix et cette petite tribu, les Sohtai, vécurent au milieu des Cheyennes dont la bravoure s'était fait connaître dans les plaines.

    Les Cheyennes établissaient l'hiver leur camp près d'une rivière tandis qu'ils se déplaçaient dès le printemps. Dès qu'ils remarquaient un troupeau de bisons, ils s'installaient, formant un cercle et les guerriers partaient chasser.

    Comme pour tous les peuples des plaines, ils se mirent à utiliser le bison pour beaucoup de choses, outre la nourriture et les vêtements : nerfs comme fil à coudre, sabots pour de la colle ou un genre de savon, panse pour des sacs...

    Croyance.


    Du point de vue religieux, les Cheyennes racontent que Mahéoo, un prophète,  les a guidés vers les Plaines. Un autre, Sweet Medecine, les a aidés à construire là-bas une nouvelle vie en leur donnant leur premier objet sacré : quatre flèches. Deux d'entre elles étaient censées faire tomber les bisons devant les chasseurs, les deux autres tuer les ennemis.

    Ils pratiquaient la danse du soleil et Heammawehio était pour eux le créateur de toutes choses tandis que Sweet Medecine avait aussi une grande place puisqu'il leur avait offert les quatre flèches sacrées.



    Us et Coutume.


    Le calumet : Chez les Cheyenne  fumer le calumet de la paix était très important.
    Elle répondait à des règles très strictes. Une prière était faite avant la première bouffée. Chaque personne avait ça façon de fumée le calumet. Une autre coutume était de raconter des histoires, très peu personnes étaient habilitées à le faire. Ces histoires étaient racontées souvent, et toujours de la même manière.


    Parmi les cérémonies : celle du mariage au cours de laquelle on transportait la jeune mariée sur une couverture jusqu'à la tente du père de son époux. On la laissait là. Le jeune couple vivait chez les beaux-parents jusqu'à qu'il ait confectionné son tipi. Ce qui était assez rapide. Cependant la chasse au bison étant dangereuse, ajouté à cela les partis de guerre, les femmes étaient plus nombreuses que les hommes. Ainsi un homme pouvait avoir deux à trois femmes. Le travail de la femme étant écrasant, la venue de deux autres provoquait rarement des heurts.

    Les jeunes femmes se mariaient tôt. Et la venue de la première menstruation était donc très importante. Le père de famille, fier, en répandait la nouvelle dans le campement. Puis  venait une cérémonie spéciale. La jeune fille se baignait et une jeune femme lui peignait le corps en rouge. Puis elle s'asseyait devant le feu du tipi dans lequel brûlaient des herbes purificatrices dont la sauge. Ensuite, drapée de la plus belle couverture de sa mère, elle se rendait dans une loge où elle restait quatre jours. Là, sa grand-mère lui apprenait ses devoirs de femme, mère et épouse. Ensuite, chaque fois qu'elle aurait ses règles, la jeune femme reviendrait se renfermer dans cette loge, avec d'autres. Car on pensait que le contact avec les femmes pendant cette période était néfaste.



    La vie au Camp.


    Ils préparaient leur journée avant le lever du soleil. La première tache à effectuer était d’allumer le feu. Les femmes se levaient et allaient chercher de l’eau, pendant que les hommes et les garçons allaient prendre leur bain dans le ruisseau le plus proche.
    Les femmes préparaient le repas du matin. Les garçons devaient aussi récupérer les chevaux qui s’étaient éloignés du camp pendant la nuit. Après le repas, des annonces étaient faites par un ancien qui tournait autours des gens avec son cheval. Quand il avait fini, ils vaquaient à leurs occupations quotidiennes.
    Les enfants se dispersaient pour aller nager, jouer ou faire des figurines de glaise. Les femmes formaient des groupes pour aller chercher du bois et des racines tôt le matin.
    Elles ramassaient des bouts de bois par terre et brisaient des branches. Le bois était ensuite partagé, mis en fagots et attaché sur leurs dos. Puis, elles revenaient au camp.
    Les hommes les plus âgés fabriquaient les arcs, les flèches et les pipes pendant que les plus jeunes amélioraient leur apparence personnelle ou écoutaient les vieux hommes, sages et avisés.
    Les hommes chassaient le gibier pour fournir le camp en nourriture. Le soir venu, les Cheyenne faisaient de la musique, des danses, et autres activités.




    Leur Habitation


    Les wigwams étaient édifiés à partir de trois à quatre perches de base auxquelles s’ajoutait une vingtaine de poteaux de complément. Orientés à l’est pour mettre les occupant à l’abri des vents dominants, le wigwam avait habituellement de 3,05 mètres à 3,60 mètres de diamètre et de 2,44 mètres à 3,05 mètres de hauteur. Selon la grandeur désirée, les Amérindiens utilisaient de 20 à 30 perches qu’ils plantaient dans la terre ou la neige. Après, ils recouvraient la structure de peaux et d’écorce.





    Après avoir tracé sur le sol un cercle d’environ 3 à 5 mètres de diamètre, l’Indien construit deux arches perpendiculaires orientées nord/sud et est/ouest dont la hauteur varie de 2 à 3 mètres. Le wigwam était fait de longues perches droites ordinairement de saule. Ils plantaient alors tous les soixante centimètres sur le cercle tracé au sol d’autres perches qu’ils recourbaient en les appuyant sur les premières. Ils terminaient ensuite cette ossature en y fixant deux armatures horizontales tout en prenant soin de laisser deux portes d’environ un mètre de haut orientées au nord et au sud

    La charpente était recouverte d’écorce, de nattes de jonc (tissées ou cousues), ou de peaux. Chacun de ces revêtements avait ses avantages et ses inconvénients. Les revêtements de peaux étaient résistants au vent et au feu et se roulaient facilement pour les déplacements. Toutefois, lorsque les peaux étaient mouillées, elles mettaient au moins vingt-quatre heures à sécher. L’écorce était imperméable, mais devenait cassante lorsqu’il faisait froid et il fallait alors la réchauffer avant de la rouler ou de l’étendre. Les nattes de jonc bien tissées étaient imperméables et protégeaient contre le froid. Cependant, elles étaient plus lourdes et plus difficiles à transporter que les rouleaux d’écorce. Les portes étaient fermées par de l’écorce ou par une peau de cerf ou par un petit tapis.
    Le sol était recouvert d’aiguilles de sapin pour éliminer l’humidité ; on jetait souvent des peaux douces (peaux de phoque et de daim) ou des nattes de jonc par-dessus les aiguilles pour servir de lits.
    Durant l’hiver, les Amérindiens entassaient de la neige contre les parois extérieures pour tenter de garder le plus de chaleur possible. Pour se réchauffer, ils allumaient un feu à l’intérieur, la fumée s’échappait comme elle pouvait par un trou percé en haut du wigwam.

    Le wigwam convenait très bien au mode de vie des Amérindiens algonquiens des Grands Lacs. Quand ils partaient, ils enlevaient les revêtements de la charpente du wigwam et les emportaient avec eux.


    Costume.


    Les hommes portaient des pagnes et des chemises de peau, les femmes des robes d'une seule pièce décorées de perles ou broderies de piquants de porc-épic. Leurs vêtements avaient des franges, non seulement pour une question de décoration, mais également pour chasser les mouches de par leurs mouvements.


    Le dialecte


    Cheyenne appartient à la famille des Algonquins. Leur alphabet contient 14 lettres. Les cheyennes sont très protecteur de leur langue.



    Le peuple Cheyenne était composé  de Dog Soldiers
    Ils constituaient l'élite des guerriers Cheyennes et étaient très redoutés aussi bien par les blancs que par les autres tribus. Chaque membre de la Dog Society avait une flèche sacrée. A leurs vêtements étaient ajoutée une sorte de traîne. Au combat, lorsqu'il se retrouvait à terre, le dog soldier plantait sa lance dans cette traîne et combattait jusqu'à la mort. Ils avaient un chant qu'ils ne chantaient que face à la mort.






    Les grands chefs Cheyennes


    Dull Knife (Cheyenne du Nord)







    Nous sommes malades et affaiblis, nous voulons seulement vivre en Paix mais on nous a forcés à vivre dans les Mauvaises Terres et l'amertume et le désespoir sont dans nos coeurs...

    Puis nous avons tenté de rejoindre les réserves de Red Cloud, mais l'homme blanc nous en a empêchés.

    Aujourd'hui, plutôt que de retourner dans les Mauvaises Terres, nous préférons sacrifier nos vies en combattant.

    Dites au Grand Père (nom que les Indiens donnaient au président des Etats-Unis) que s'il veut nous repousser,

    nous nous égorgerons l'un l'autre avec nos propres couteaux plutôt que de céder. Ce sera notre mort à tous."

     

    Enfant de la tribu des Cheyennes du Nord, il était réputé pour être très débrouillard et se sortir de toutes sortes de situations. Par exemple, alors qu'il était âgé de neuf ans, un troupeau de bisons passa dans le camp installé près d'un rivière. Il se réfugia dans l'abri abandonné d'un castor qui  dépassait le niveau de l'eau et y attendirent la fin du passage des bisons. Il était honnête et simple malgré ses exploits. Il était d'usage que, lors des déplacements de la tribu, les anciens marchent au-devant pour repérer l'endroit  où faire halte. Un jour, un grizzly sortit des fourrés pour les attaquer. Le jeune guerrier vint à la rescousse et se battit contre l'ours avec son couteau. Il combattit souvent armé de son couteau et réussit une fois à battre un ennemi porteur d'un bouclier faite du cuir épais d'un bison que la lame ne pouvait percer. Le Cheyenne alors gagna  le nom de "Dull Knife" (littéralement "Couteau Emoussé").

    Vers 1875, les Américains commencèrent à enfermer les Indiens dans les réserves, afin de s'emparer de leurs terres. Le gouvernement entama des négociations de paix, mais toujours avec l'appui militaire. Un petit nombre résista, et se déclara en guerre : le Chef Joseph des Nez-Percés, et le Chef Standing Bear des Poncas, attirèrent leur peuple aux Etats-Unis et réussirent à obtenir des portions de terre où ils partirent s'installer. Dull Knife n'eut pas cette chance. Il fut considéré comme un homme dangereux par les autorités et fut placé avec sa tribu sans son consentement sur des réserves indiennes. Quand il réalisa que son peuple était en train de mourir lamentablement, il s'enfuit avec l'accord de sa tribu vers leur sol natal.

    Bien que le trajet soit long et périlleux, il parvint à éviter les troupes militaires à sa poursuite et à atteindre leur sol natal. Mais, du fait de la famine, quelques Indiens trahirent Dull Knife et livrèrent sa tribu aux soldats. Il fut alors encerclé et il du se rendre, avec ceux qui l'avaient suivis, à Fort Robinson. Les hommes furent jetés en prison et les femmes gardées au camp. Tous avaient le coeur brisé et ne souhaitaient plus vivre dans ces conditions.

    Alors les femmes, autorisées à porter des mocassins aux hommes, réussirent à se procurer des armes (quelques fusils et couteaux) qu'elles amenèrent aux guerriers. La totalité des hommes ne pu bien sûr être armée. Néanmoins ils attaquèrent les soldats jusqu'à épuisement des munitions puis s'exposèrent aux tirs. Les femmes et les enfants qui les avaient rejoints s'exposèrent également au feu des soldats. Il ne resta plus aucun Cheyenne en vie.




    Two Moons (Cheyenne)








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